cafés-accordéon VI

texte: « Une côte sur la table »
Angélica Liddel

«  extase d’un blanc industriel..

..toujours érotique
Un vide si fécond, ..

..Est-il possible qu’il n’y a..
..SECRETE INTIMITE. ..
    ..quelque chose d’important? »

Cafés: « promenade..

..imaginer que l’incom
-préhensible était comme un ciment
qui nous aurait liés ensemble quelques
instants?..

..vie..  
..tracés..
..le temps sans..  
..dans la terre,..
..creuse avec patience..

..jubilation.. »

Café: « jour se lève..

..et pourtant, j’aurai été tenté de dire..

..que s’exprimait..
..involontaire, sans personne au-delà d’elles..

..: comme un rappel, pour moi..

..d’un état.….sorte d’origine; ..

..comme si elles avaient pu..
..dans les premiers jardins. »


Café: « Que pouvons-nous en conclure..

..A est Rien et Tout à la fois, disait-il. ..

..  «Ainsi le point. »

..il faut encore le préciser : je n’ai pas, 
ce soir là, senti le sol trembler..

..pas plus que, si j’avais levé les yeux, je 
n’aurai vu les cieux s’ouvrir..

.. ..et y trôner
les Vingt-Quatre Vieillards dont parle.. »

Café: « Le geste interrompu..

..cercle.. ..demi-cercle pour l’instant..

..vivant sur cette photo. Avec le geste..
..pinceau immobile..

….l’on peut..
..incompréhensible à ce point..
..stupeur tranquille, calme,.. »

départ d’un café..

.. sur ce papier d’un ailleurs,
si différent des nôtres..

..alors oser le chemin
qu’il me propose..

..et sa notion du temps..
..nouvelle errance..sourire

Café: « Couleur de terre..

..de rêveurs, de botanistes, d’amoureux
peut-être..

..immédiatement..

..mais, tout au contraire, presque joyeuse-
ment ; presque, hors de toute sens’
..avec gratitude. »

..Dernier café de ce calepin-accordéon:

Café:  « Protéger le mot..

..Oh comme elle aimait
cueillir ces fleurs rouges
..

..Oiseaux .. ..qui fond avant même de se
poser. ..

..Le plus grand cercle..

..Tu serres. Tu boucles. Tout.. »

Hier…et…sourire

Café: «  âme en chausson de fourrure..

..peu de chose, mais tout ..
..même..

..Hors du livre, ô femme, qui serais-tu?.. »

Café: « .. choeur comme prévu.. pierre insignifiante au bord du précipice..

..vraiment tout petit, à peine visible pour quelques-
uns, invisibles pour la plupart ;..

..pour moi, depuis
que tout cela eut lieu, pour moi, aussi,
invisible)..

..du rose, du jaune, ..
..de l’à peine..
..côte à côte..
..une muette invitation »

Café: « ..’ème « couleur »..

..Et ce jour..  qui descend..

..partie absente, comme prise..
..et ceux-ci, les der- ..
..Avec plusieurs..

..Dès le réveil..
..cet autre rite indépendant- ..

..au coucher de soleil..
..sur le même rocher..
.Une petite..

Café: « rien changer.. vous préserver d’autres..

.. «  Vous irez, tantôt pour ..
..Bouquiner, comme d’habitude..

..un peu dans les quartiers..   vous
affectionnez.. 
..« Rien n’aura changez..

..ou plutôt 
tout aura changé, hormis vous; ..
..l’ignorez; car
vous êtes du vent, ..

..vos carnets ont, plus d’une fois, fait ..
..Vous oubliez que j’ai vécu
près de vous. »